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Questions A : L’aidant

Je voudrais m’absenter ponctuellement (RDV, courses …) mais j’ai peur de laisser seul mon proche     

Dans le cadre des services à la personne, de nombreux organismes, associations, entreprises,  proposent un accompagnement aux personnes en perte d’autonomie pour sortir ou faire une activité à la maison. Cela permet aussi à l’aidant de se libérer un moment.  C'est la mission des auxiliaires de vie sociale.  Adressez vous à votre service d’aide à domicile ou à votre mairie (CCAS, Centre Communal d’Action Sociale).

Enfin, la téléassistance peut vous apporter la tranquillité d’esprit nécessaire pour vous éloigner du domicile de votre proche. Il s’agit d’un système d’alarme à distance qui se déclenche par pression volontaire sur un bracelet ou automatiquement en cas de chute.  Un plateau de spécialistes se met alors en contact avec la personne pour la rassurer et intervenir si besoin.

Découvrez sur notre site les solutions que nous avons choisies pour vous dans notre espace solutions et services.

Si vous êtes inscrit à la Compagnie des aidants, consultez l’annuaire des bénévoles. Vous y trouverez, près de chez vous, des personnes qui proposent de venir ponctuellement tenir compagnie à votre parent.

 

Je voudrais partir seul en vacances. Qui peut s’occuper de mon proche âgé et/ou handicapé ?          

Il existe des possibilités d’accueil temporaire pour les personnes âgées et/ou en situation de handicap un peu partout en France. Attention cependant : il y a peu de place et les réservations sont à effectuer à l’avance.

Cet hébergement temporaire peut être financé par le biais de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) et/ou de l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA).

Renseignez vous auprès :

- Du Grath : Groupe de Réflexion et Réseau pour l'Accueil Temporaire des Personnes en situation de Handicap http://www.accueil-temporaire.com/

- De votre CLIC, Centre Local d’Information et de Coordination pour les personnes âgées   

- De votre Caisse de Retraite (si l’aidé est âgé de plus de 60 ans) au 3960 

- De votre Centre Communal d’Action Sociale (CCAS)

 Consultez le dossier « Aidant - aidé, partir en vacances »  sur le site d’Age Village accessible depuis le site de la Compagnie des Aidants  ‘Solutions et Services’ ‘Liens utiles’.

 

Quelles sont les solutions de répit de l’aidant ?            

Différentes solutions permettent aux aidants de prendre du répit, c’est à dire de se séparer temporairement de la personne aidée pour se ressourcer.

L’accueil de jour est un accueil régulier de la personne aidée, une ou plusieurs fois par semaine dans le cadre d’ateliers. Prise en charge possible au titre de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA).  Renseignements : Mairie du domicile

L’accueil temporaire (jusqu’à 6 mois) est possible pour les personnes âgées dans de nombreuses résidences de retraite. Renseignements : Grath, www.accueil-temporaire.fr

Les plateformes de répit  sont destinés aux aidants de malades Alzheimer.  Associés en général à un EHPAD, ces dispositifs assurent la prise en charge temporaire d’une personne dépendante dans le but de favoriser sa vie  sociale et de soulager son aidant. 

Les séjours de répit permettent à votre proche de partir en vacances, seul avec des accompagnants professionnels ou avec vous, dans des conditions adaptées à sa situation.  Pour les personnes âgées, possibilité de prise en charge d’une partie des frais par le programme «Seniors en Vacances» de l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances.  Voir http://www.ancv.com/ Pour les personnes handicapées, le coût du séjour est couvert par l’assurance maladie.

Consulter la rubrique ‘Ma vie d’aidant’ sur le site d’Age Village, dans notre rubrique séjour de répits accessible depuis le site de la Compagnie des Aidants Rubrique ‘Solutions et Services' ‘Liens utiles’.

 

Quelle est la différence entre tutelle et curatelle, pour une personne majeure ?

Ce sont des mesures prises par le juge des tutelles pour protéger une personne dans l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts. Dans les deux cas, il s’agit d’assister une personne dans les actes de la vie civile comme gérer son compte bancaire et son patrimoine, mais aussi décider d’une opération médicale ou exercer son droit de vote. 

La différence se situe dans le degré de contrainte appliquée aux actions du majeur qui en fait l'objet :
La tutelle est plus contraignante que la curatelle

 

Par exemple :

 

Sous curatelle

Sous tutelle

Compte bancaire

Actes de disposition (vente immobilière, donation, emprunt)

la personne gère ses biens librement mais elle doit être assistée pour tous les actes de disposition.

c’est le tuteur qui perçoit les revenus du majeur et assure ses dépenses (sur la base d'un budget accepté par le juge).  Les actes de disposition nécessitent l'autorisation écrite du juge des tutelles.

La santé

la personne reçoit elle-même l'information sur sa santé et consent seule aux actes médicaux.

le majeur doit recevoir une information adaptée à son degré de compréhension. C’est le tuteur qui décide. Cependant la personne peut refuser un acte, le médecin est tenu de respecter ce refus, sauf danger immédiat pour sa vie.

Droits de vote

La personne conserve son droit de vote.

Après avis médical, c’est le  juge des tutelles qui décide si la personne peut ou non voter.

Plus d’infos sur www.tutelleauquotidien.fr site qui accompagne les tuteurs familiaux

Consulter également la rubrique ‘Droits, devoirs et tutelles’ sur le site Age Village accessible depuis le site de la compagnie des aidants Rubrique ‘Solutions et Services' ‘Liens utiles’.

          

Existe-t-il des congés légaux pour prendre soin d’un proche en perte d’autonomie,  malade ou handicapé ?

Oui. La législation prévoit 3 types de congés pour permettre aux aidants de concilier temps de travail et aide aux proches.

Le congé de soutien familial permet à toute personne de suspendre son activité professionnelle pour prendre en charge un membre de sa famille faisant l’objet d’une grave perte d’autonomie (80%).  Ce congé est non rémunéré mais le salarié conserve ses droits dans l’entreprise. L’aidant peut être employé par la personne aidée si celle ci perçoit l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH).

Le congé de présence parentale permet de bénéficier d'une réserve de jours de congé pour s'occuper d'un enfant à charge atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident grave. Le salarié ne perçoit pas de rémunération, mais il peut bénéficier de l'allocation journalière de présence parentale (soumise à conditions) www.caf.fr

Le congé de solidarité familiale permet d'assister, sous conditions, un proche dont le pronostic vital est engagé. Ce congé n’est  pas indemnisé. Mais il existe la possibilité d’une allocation d’accompagnement d’un proche en fin de vie, sous certaines conditions.
Voir : www.ameli.fr

Plus d’informations sur www.service-public.fr

 
         

Je ne m’entends pas avec mes frères et sœurs dans l’aide que nous devons apporter à nos parents, que puis-je faire ?

Autour d’un proche dépendant, les relations familiales évoluent et ont tendance à se tendre. Pour les pacifier, il faut garder présent à l’esprit que chacun des membres de la famille se sent, à sa manière, impliqué émotionnellement.

Il s’agit d’arriver à un consensus autour d’un but commun : le bien être d’un proche. Pour y arriver, une règle d’or : Garder son calme, surtout pour celui qui endosse le rôle de médiateur. Veillez à confier ce rôle à celui ou celle de la fratrie qui sait le mieux désamorcer les conflits

Lors de discussions familiales restez concentrés sur ce qui vous rassemble : le bien-être de votre proche et évitez de vous placer sur le terrain des «sentiments» de chacun. Soyez attentif à ce que chacun puisse s’exprimer et soit écouté.

Enfin, si la situation vous échappe, faites appel à un tiers ! C’est le rôle des médecins-traitants, assistantes sociales, associations ou institutions qui savent modérer les tensions et aider à la prise de décision. Ces acteurs apparaissent neutres et leur parole est souvent bien perçue par tous. Dans votre ville vous pouvez faire appel aux médiateurs familiaux. Ce sont des spécialistes du conflit au sein des familles, ils sont formés à favoriser le dialogue dans la recherche de solutions.

Consultez la rubrique «Ma vie d’aidant : Mobiliser la famille pour accompagner ses parents âgés» sur le site d’Age Village accessible depuis le site de la Compagnie des Aidants Rubrique ‘Solutions et Services ‘Liens utiles’

 

Ai-je le droit à une formation, en tant qu’aidant ?

On devient souvent aidant sans y être préparé et l’on se pose alors beaucoup de questions sur nos manières de faire. Suivre une formation autour du soin à une personne dépendante permet de dépasser ces questionnements et de mieux vivre sa responsabilité d’aidant. Etre aidant, ça s’apprend !

Il existe aujourd’hui de plus en plus de formations spécifiques accessibles gratuitement ou dans le cadre d’un DIF (Droit Individuel à la Formation).

Le Centre d’Information et de Formation des Aidants (CIF-AIDANTS) situé à Bergerac est spécialisé dans l’accompagnement du couple aidant/aidé. Formations prises en charge dans le cadre d’un Droit Individuel à la Formation (DIF).

http://www.cif-aidants.com, Tél : 05 53 24 97 27 ou par mail au cifa@orange.fr

Pour les aidants d’une personne atteinte d’une maladie d’Alzheimer, l’association France Alzheimer propose une formation gratuite  d’une durée de 14 heures. Accessible dans la plupart des départements. 

 http://www.francealzheimer-lot.org/content/formation-des-aidants

Certaines formations peuvent se faire sous forme d’ateliers téléphoniques

Ils permettent de participer sans bouger de chez soi.
Plus d’informations : Association Au bout du fil http://www.auboutdufil.org

 

A quel moment doit-on parler du contrat Obsèques ?   

Ce n’est pas facile d’aborder ce sujet avec ceux qu’on aime, mais de nombreuses personnes âgées ou malades sont préoccupées par leurs obsèques et en parler avec eux est une façon d’être à leur écoute.

Préparer ses obsèques de son vivant permet de décharger ses proches des frais et formalités et de faire respecter ses « dernières volontés ». C’est important pour beaucoup d’entre nous.

On trouve de nombreux contrats obsèques sur le marché. Rapprochez vous de votre compagnie d’assurance, mutuelle ou banque. Connaître ces contrats vous permettra d’en parler avec votre aidé.

 

Mon proche entre en maison de retraite, que faire de son animal de compagnie ?

Aujourd’hui l’entrée en maison de retraite ne signifie plus forcement  la séparation avec son animal. En effet, au vu du rôle bénéfique d’un compagnon à quatre pattes sur la santé et le moral, de plus en plus d’établissements de retraite  acceptent la présence d'animaux domestiques.  Cependant, cela implique  que le résident soit en mesure de s'en occuper lui-même (soins, hygiène, promenades) et ce n’est pas toujours possible pour les personnes en perte d’autonomie.

Renseignez-vous sur les maisons acceptant les animaux dans votre CLIC, le CCAS de votre commune, votre mairie ou votre caisse de retraite. 

En cas de séparation obligatoire, rapprochez-vous de la Fondation Assistance aux Animaux. Créée pour recueillir les animaux domestiques après la disparition de leur propriétaire, elle accepte aussi les animaux dont on ne peut plus s’occuper pour des raisons de santé.

Quel que soit l'âge de l'animal, il est pris en charge par une marraine d'adoption au sein d’une « maison de retraite pour animaux ». Chiens et chats y sont accueillis mais aussi chevaux, cochons, poules ou  lapins !

Plus d’infos sur http://www.fondationassistanceauxanimaux.com/  Tel : 01 39 49 18 18

Il est aussi possible de proposer son animal à l’adoption soit via la SPA (http://www.spa.asso.fr/ ) soit en contactant une des nombreuses associations de protection des animaux présentes sur notre territoire.