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Questions C : Le maintien à domicile

Comment faire adapter le logement de mon proche ?

S’il est indispensable d’adapter le logement d’une personne âgée et/ou en perte d’autonomie, c’est principalement pour éviter les chutes. Elles entrainent presque toujours une perte d’autonomie et sont l'une des premières causes de décès accidentels chez les personnes âgées.

Dans un premier temps, quelques aménagements simples suffiront, comme : mettre des poignées et des rampes, supprimer les tapis ou augmenter l’éclairage. Puis, il faudra faire appel à des spécialistes pour évaluer le logement et le montant des travaux nécessaires.

De nombreuses aides financières sont possibles pour réaliser les travaux, par exemple : Subvention de l'Anah, aide des caisses de retraite, prêt de la CAF ou encore crédit d'impôt pour dépenses d'équipement conçus pour les personnes âgées ou handicapées.

Pour vous faire accompagner dans l’évaluation des aménagements et de leur financement, vérifiez s’il existe un PACT-ARIM dans votre département, c’est un réseau associatif d’amélioration de l’habitat et du cadre de vie, au service des familles. Il se charge de faire l’interface entre vous et les organismes susceptibles de vous aider dans le financement de ces travaux.  Il fait également le diagnostic technique de vos besoins. PACT ARIM  01 42 81 97 70

Pour les personnes en situation de handicap, de moins de 60 ans, qui bénéficient de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), les aides à l’aménagement du logement passent par la MDH. Celle-ci vous aide à concevoir le projet et tout ou partie des travaux sont pris en charge sur devis. Si besoin, l’équipe vous oriente vers des aides complémentaires (Anah, mutuelles complémentaire, fond d’aide départemental).

Consultez l’espace 'Services et Solutions' ‘Liens utiles’

           

Quels sont les modes d’intervention des services à la personne ?        

Il existe plusieurs modes d’intervention des services à la personne. Selon le mode adopté, vous n'êtes pas engagés de la même façon et votre responsabilité vis à vis de votre employé est différente.

Pour bénéficier de services à la personne vous avez 3 possibilités :

Embaucher un salarié en direct
Vous employez directement un employé de maison,  vous recrutez et effectuez seul les formalités d’embauche (contrat de travail obligatoire).  Pour simplifier les démarches, utilisez le chèque-emploi service universel (CESU) qui facilite la déclaration et le paiement des prestataires. C'est le mode le moins coûteux car il n'y a pas d'intermédiaire entre l'employeur et l'intervenant.

Informations sur le site de la FEPEM la fédération du particulier employeur www.particulier-emploi.fr

Faire appel à une structure mandataire.
C’est une structure qui embauche le salarié pour vous. Elle vous aide à recruter et à faire les déclarations obligatoires, mais c’est vous l’employeur et c’est à vous de payer le salaire et les cotisations sociales. Le coût se situe entre l’emploi direct et le prestataire de service.

Faire appel à un prestataire de service.
C’est le prestataire qui embauche les salariés mis à votre disposition. Ce n’est pas vous l’employeur, mais le prestataire qui vous facture une prestation de service. Il s’occupe de tous les aspects administratifs et légaux.

Quelque soit le mode d’intervention choisi, une réduction d'impôt est possible et égale à 50% des dépenses réalisées à hauteur d'un plafond annuel.

Consultez nos partenaires pour un devis personnalisé https://lacompagniedesaidants.org/index/registration-intermediary

        

Puis-je être rémunéré par  mon proche dans le cadre de l’APA?         

Si votre proche touche l'APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), il peut vous salarier en tant que membre de son entourage familial, pour assurer des heures d'aide à domicile.  Les conjoints, concubins ou partenaires pacsés sont exclus de ce dispositif.

La rémunération est exonérée des cotisations patronales de Sécurité sociale si la personne aidée perçoit l'APA et, entre autres cas, si elle est âgée de 70 ans et plus, ou si, âgée de plus de 60 ans, elle vit seule et doit recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante.

Même s’il ne bénéficie pas de l'APA, votre proche peut également vous employer dans le cadre de l'emploi direct.

Se faire rémunérer par son proche est cependant une décision à bien mûrir.  Elle crée, en effet, une relation de subordination de l'aidant à l’aidé qui n’est pas toujours bien vécue. Cette situation comporte aussi un risque d’isolement de l’aidant si elle l ‘amène à se couper de sa vie professionnelle pour s’occuper exclusivement de son proche.

           

Mon proche sort de l’hôpital, où trouver quelqu’un pour l’aider à son domicile ?

Dès que la sortie de l’hôpital de votre proche est prévue, l’assistante sociale du service hospitalier est là pour envisager avec vous les conditions de son retour à la maison. Son travail est de vous aider dans vos démarches, de mettre en place et coordonner les interventions nécessaires et de vous orienter vers des interlocuteurs locaux  (Centre Communale d’Action sociale (CCAS), Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC), associations d’aide à domicile).

Si rien n’a été organisé avec l’hôpital, prenez au plus vite contact avec : votre mairie, votre CCAS,  une association ou un prestataire de services à domicile.

Pour les retraités, il existe une aide financière spécifique pour retrouver son autonomie à la suite d’une hospitalisation : L’ARDH (Aide au retour à domicile après hospitalisation). Destinée au financement d’aides à domicile au sortir de l’hôpital, elle est accordé pour 3 mois sous condition de ressources. Son montant maximal est de 1800€.

Cette aide au retour à domicile après hospitalisation est destinée aux retraités qui ne touchent ni l’APA, ni la PCH ou la Majoration tierce personne.  Elle ne concerne pas non plus, les personnes bénéficiant d’une hospitalisation à domicile ou relevant de soins palliatifs

La demande d’ARDH doit être transmise aux services de la Caisse de retraite