Aidants, n’oubliez pas de savoir dire « non » !

6 juin 2023

Aidants, n’oubliez pas de savoir dire « non » !

 

Quand on devient aidant, de nombreuses questions se posent. Il n’est pas simple de savoir ce que l’on doit faire ou ne pas faire, d’identifier les demandes auxquelles on doit répondre positivement ou négativement. On ne connait pas (encore) tous les détails de la maladie ou du degré de perte d’autonomie de son proche : difficile, dans ce contexte, d’être affirmatif sur certains sujets ! Votre proche est lui-même profondément déstabilisé. Il peut vous solliciter constamment, sur tous les aspects du quotidien… Jusqu’à, parfois, tirer sur la corde. Sans le blâmer, évidemment, il est absolument nécessaire de fixer des limites.

 

Poser un cadre clair

 

En effet, s’occuper de votre proche ne veut pas dire répondre à toutes ses attentes, dire oui à toutes ses demandes. Quand c’est nécessaire, il ne faut pas hésiter à dire non, à faire des choix qui ne lui font peut-être pas plaisir sur le moment. En tant qu’aidant, vous êtes totalement légitime pour prendre des décisions, dans un contexte souvent complexe : tâchez de ne pas culpabiliser, avancez dans les démarches en expliquant les choses à votre proche. Poser un cadre clair ne peut qu’être bénéfique pour votre relation.

 

Dire non, c’est aussi penser à votre santé

 

Comme on le sait, en tant qu’aidant, vous avez souvent tendance à mettre votre propre santé de côté… Vous êtes engagés à 100% au près du proche aidé. Penser à vous passe bien souvent au second plan. Ceci dit, préserver votre santé physique, votre santé psychique, c’est préserver votre capacité à aider votre proche en étant en bonne forme, dans la durée. Ainsi, lui dire non de temps en temps pour se rendre à un rendez-vous médical ou aller s’aérer quelques heures est indispensable. Même si c’est parfois un peu douloureux, un peu stressant, dire stop à votre proche peut se révéler salvateur pour la suite.

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